Dimanche 19 juillet 2009
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La république de la diversité semble à la fois nécessaire et à la fois inaccessible.
Nécessaire, afin que le pays retrouve une cohésion sociale suffisament ample, large, qui lui assure une efficacité dans l'action.
Ceci passe par la nécessaire reconnaissance des intérêts des uns et de ceux des autres.
Ceci passe par la nécessicité de la redéfinition de ce que peut être la "justice sociale". Car la justice est une notion très relative qui s'entend selon ce que l'on est, ce que l'on représente ou
ce qui est de l'ordre de l'ambition à laquelle l'individu peut, ne définir aucune limite.
Ceci passe par la redéfinition de ce que l'on appelle communément la richesse associée à la possession. Cette double notion ne peut être, ni uniquement individuelle, ni uniquement
collective.
La globalisation, la mondialisation ouvre un chemin plus large vers le partage. Sans hypocrisie, sans souci de taire la réalité , notre europe occidentale va devenir plus pauvre, plus travailleuse.
Et notre travail nous rapportera moins. Il semble inéluctable que nous devions faire une partie du chemin en direction des peuples les moins nantis. Il semble inéluctable que notre protection
sociale ne puisse être revue à la baisse.
Ainsi, dans le domaine de la santé publique, par exemple, il semble inéluctable que notre demande en matière de soins courants soit minorée. Si le défi lancé par notre finitude doit
être relevé, nous devons accepter les règles sociétales de la modération dans l'utilisation de notre corps, dans la prévention de notre santé. Il n'est plus possible de vivre dans l'ignorance
ou le refus de la finitude et de faire appel à la société pour colmater les brèches ouvertes par notre insouciance, à des coûts insupportables dont la charge est mutualisée. Il faut admettre que le
recours à la providence sociétale est obligatoirement lié à l'acceptation de règles.
Nous devons admettre que la technologie prenne une part plus importante dans la gestion de l'humain. Nous devons admettre que notre espace de liberté soit amputé par une approche plus
collective de la liberté et revenir à une définition moins anarchique.
Croire que la liberté puisse être exercée pleinement est un leurre, car celle-ci trouve ses limites dans son contexte d'exercice. En profiter est bien évidemment lié au lieu, au temps, dans leur
notion d'espace. De même, cette relativité est associée à la subjectivité.
La liberté est liée à l'apparence, au vécu, au ressenti, à son statut. Si les paramètres, définis plus haut, ne sont pas pris en compte, la république de la diversité devient
inaccessible.
La diversité sous-entend la notion de la réalité même de l'existence de l'individu, mais également celle du groupe, des lobbies et de la relation de force qui s'installe entre eux. De même la
capacité de l'individuel à dépasser le groupe, par souci de compétition, de comparaison, de reconnaissance peut constituer un handicap à la réalisation de ladite république de la
diversité.
Mais, par nature, l'humain est placé régulièrement devant les défis. Autant donc relever celui de la diversité puisqu'il se propose d'y associer le plus grand nombre pour le meilleur
vivre.
CS
Par Thot
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Publié dans : Société
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