Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 16:05

 

Il est des habitudes héritées de traditions et de terroirs, de civilisation ou de reconnaissance de groupes qui ne résistent pas au temps ou aux évolutions sociétales et finissent par tomber dans l’oubli.

 

L’alcool, le tabac, appartiennent à ces habitudes qui sont liées aux bonnes relations ou à des critères d'identité.

Offrir un verre de vin, un verre d’alcool symbolise le bon accueil, la reconnaissance entre les individus, le désir de partager un bon moment, la volonté de faire entrer en communication les sphères privées de chacun. L’action sur le système nerveux central de l’alcool lève les inhibitions qui peuvent limiter les relations et son utilisation facilite cette intercommunication  entre les êtres.

Il convient de rappeler que l’impact des conséquences de l’utilisation de l’alcool, dans une société qui demande plus d’attention dans son comportement, qui fait appel à davantage de responsabilité vis-à-vis d’autrui, que ce soit en coût social ou économique, est devenu insupportable. Les campagnes de santé publique successives étalées sur des décennies peinent à donner une réponse définitive, mais ont marginalisé une habitude et lui ont donné une image associée à la culpabilité et à l’irresponsabilité.

 

Un geste fondamentalement social est celui de la poignée de main. Se serrer la main quand on se rencontre est un caractère de reconnaissance, de témoignage d’amitié. La main que l’on donne peut être ferme ou molle, inerte ou active, la peau peut être sèche ou humide. La main va traduire le caractère de la personne ou, du moins, l’image que ladite personne souhaite faire paraître. Qu’il s’agisse de la main qui prend l’initiative du geste ou qu’il s’agisse de la main qui répond.

 

Avec la notion de la transmission d’éléments contaminants quel sera le devenir de la poignée de main ? Il n’est pas aisé de serrer une main dont l’apparence rebute, alors que certaines obligations peuvent vous contraindre. C’est alors le visible qui intervient dans la relation.

 

Avec les maladies virales omniprésentes, les grippes qui sont accrochées à l’actualité entre deux évènements « people », le regard et l’imagination vont évoluer, des habitudes peuvent se modifier.

Alors que les masques à poser sur le visage et le lavage des mains appartiennent à la prévention, les solutions sans rinçage pour la désinfection des mains font leur apparition dans l’hygiène courante. Quel avenir pour une poignée de main dans des périodes d’épidémie ou de pandémie ?

Voila qui pourra alimenter la réflexion de ceux qui préfèrent l’esprit au corps.

 

CS

 

Par Thot - Publié dans : Education - Communauté : Ethique, Politique et Société
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